VERBATIM G20 : les principaux points du communiqué final

28/06/2010
Cliquez ici pour accéder aux principaux points du communiqué final du sommet du G20 qui s'est achevé dimanche 27 juin à Toronto. Source: AFP-les échos

«La plus grande priorité du G20 est de protéger et de renforcer la reprise, ainsi que de jeter les bases d'une croissance forte, durable et équilibrée, et de renforcer nos systèmes financiers contre les risques. Aujourd'hui, nous sommes convenus des points suivants :

-poursuivre des mesures de consolidation budgétaire favorables à la croissance et communiquer des plans à mettre en oeuvre dans les pays avancés.

-renforcer les filets de sécurité sociale, accentuer la réforme de la gouvernance des entreprises, développer les marchés financiers, investir dans les infrastructures et accroître la flexibilité du taux de change dans certains marchés émergents.

-poursuivre les réformes structurelles chez tous les membres du G20, afin d'augmenter et de soutenir nos perspectives de croissance.

-faire davantage de progrès dans le rééquilibrage de la demande mondiale.

« Les mesures d'ajustement doivent être soigneusement calibrées pour soutenir la reprise de la demande privée. Il est possible que des ajustements budgétaires menés simultanément dans plusieurs grandes économies nuisent à la reprise. Il est possible aussi que l'absence de mesures d'assainissement là où elles sont nécessaires mine la confiance et ralentisse la croissance ».

» Pour tenir compte de cet équilibre, les économies avancées se sont engagées à mettre en place des plans budgétaires qui auront pour effet de réduire d'au moins de moitié les déficits d'ici 2013, et de stabiliser ou de réduire les ratios de la dette publique au PIB d'ici 2016 ».

« Les pays avancés déficitaires devraient prendre des mesures pour stimuler l'épargne nationale, tout en maintenant ouverts leurs marchés et en accroissant leur compétitivité à l'exportation ».

» Les économies excédentaires procéderont à des réformes pour réduire leur dépendance à la demande extérieure, et se concentreront davantage sur les sources de croissance nationales ».

« Notre programme de réforme (du système financier, ndlr) repose sur quatre piliers. Le premier pilier est un cadre de réglementation robuste. (...) Nous sommes convenus de renforcer l'infrastructure des marchés financiers en accélérant la mise en oeuvre de solides mesures afin d'améliorer la transparence et la surveillance réglementaire des fonds de couverture, des agences de notation et des produits dérivés hors cote d'une façon cohérente et non discriminatoire à l'échelle internationale. (...) Le deuxième pilier est la supervision efficace. Nous sommes convenus que de nouvelles règles plus rigoureuses doivent s'accompagner d'un resserrement de la surveillance et de la supervision. (...) Le troisième pilier est le règlement et la question des institutions d'importance systémique. Nous nous engageons à concevoir et à mettre en place un système qui nous donnera les pouvoirs et les outils pour restructurer ou régler tous les types d'institutions financières en crise, sans en faire porter le fardeau par les contribuables, et à adopter des principes directeurs de mise en oeuvre. (...) Le quatrième pilier est l'évaluation internationale transparente et l'examen par les pairs.

» Nous renouvelons pour une période de trois ans, jusqu'à la fin de 2013, notre engagement de nous abstenir de hausser les barrières à l'investissement ou au commerce de biens et de services et d'en ériger de nouvelles, d'imposer de nouvelles restrictions à l'exportation ou de mettre en vigueur des mesures de stimulation des exportations qui vont à l'encontre des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC); si de telles mesures surgissaient, nous nous engageons à rectifier le tir ».

« Notre prochaine rencontre aura lieu à Séoul, en Corée, les 11 et 12 novembre 2010. Puis nous nous réunirons en novembre 2011, sous la présidence de la France, et en 2012, sous la présidence du Mexique ».