Pas de crise pour les bonus

NOUS DEMANDONS : Un contrôle des bonus et des rémunérations des cadres dirigeants et des actionnaires.

La culture des super-bonus a encouragé une prise de risques inconsidérée dans la finance, ce qui a eu un effet économique néfaste tout en creusant les inégalités sociales. Les plans de rémunération doivent être encadrés par la loi, afin de mieux refléter et d’encourager les performances économiques, sociales et environnementales à long terme. Il faut inciter les entreprises à allouer leurs profits à des activités productives et génératrices d’emploi. Les rémunérations des dirigeants et des « traders » doivent être plafonnées en proportion des revenus et des retraites perçus par les salariés de l’entreprise et, dans le cas des services financiers, être liées à des critères de responsabilité. Les bonus et autres systèmes de rémunération ne devraient être versés qu’à l’issue d’une évaluation des performances sur les cinq années suivant la date des opérations. Enfin, en période de croissance, il est essentiel d’empêcher les actionnaires de piller la richesse des entreprises à travers des programmes de versement de
dividendes et de rachat de dettes, qui les vident de leur capital et les rendent fragiles en cas de retournement de conjoncture.