Régulons les marchés! - autres initiatives
Les marchés financiers ne peuvent dicter leur loi !
Régulons enfin tous les acteurs financiers, y compris les fonds spéculatifs et de capital-investissement, et régulons les bonus !
Nous nous engageons à poursuivre un but commun: réformer les marchés financiers, pour qu’ils remplissent leur devoir envers l’économie réelle et l’emploi.
La crise a montré combien le monde de la finance est devenu complètement déconnecté des besoins de l’économie réelle et de la création de richesse. S’engager maintenant dans une réforme radicale et profonde du secteur de la finance est une question fondamentale et une condition sine qua non pour prévenir l’émergence de nouvelles crises, et rétablir le rôle premier de la finance, qui est d’être au service des entreprises et des citoyens.
Au-delà de la réponse immédiate à la crise, nous devons nous assurer qu’une légère amélioration de la situation économique ne signifie pas le retour au statu quo.
Si la crise a été déclenchée par l’effondrement de la bulle immobilière aux Etats-Unis (crise des subprimes), ce sont des spéculateurs sans scrupules qui l’ont propagée et ce sont trois décennies de politiques néolibérales ont provoqué les déséquilibres économiques profonds qui ont précipité notre économie dans cette crise.
Nous avons besoin d’établir un nouveau modèle de développement économique qui soit durable, qui respecte la justice sociale et qui soit environementalement viable.
Ce modèle que nous proposons, rééquilibrera la relation entre l’intervention publique et les forces du marché dans l’économie mondiale, repensera la relation entre l’économie réelle et la finance, entre le travail et le capital, l’excédent commercial et le déficit de certains pays, entre les pays industrialisés et les pays en développement. Et par-dessus-tout, ce modèle devra mettre fin aux politiques qui ont généré les inégalités criantes qui existent entre les nations et en leur sein, depuis les deux dernières décennies et dans lesquelles cette crise mondiale s’est enracinée.
Nous voulons restaurer l’autorité de la démocratie sur la finance mondiale. Le monde de la finance a des comptes à rendre aux citoyens et doit pour cela être supervisée par des superviseurs puissants et à qui l’ont donne les moyens financiers d’agir, au niveau national et européen.