Sortez de l'ombre!
Sortez de l'ombre!
De la transparence dans les pratiques financières et responsabiliser les acteurs financiers!
La crise a servi de révélateur au système bancaire jusqu’alors resté dans l’ombre, avec un endettement excessif et une spéculation irrationnelle. Les banques et ces « quasi-banques » de l’ombre ont créé des produits financiers extrêmement complexes pour les transformer en d’autres produits et revendre ainsi leurs dettes, en faisant du profit, en s’enrichissant et en transmettant à toute l’économie les risques inhérents à ces dettes. Ils ont ainsi contaminé tout le système, en agissant dans l’ombre et sans n’avoir à rendre de comptes à personne, jouant avec l’argent comme au casino, tout en sachant que les conséquences pouvaient être, et ont été, fatales pour les contribuables, pour les salariés et leur épargne.
Les intérêts des citoyens à la fois tant que consommateurs et que travailleurs ont été bafoués et ne doivent plus l’être.
Il faut mettre fin au règne du cartel de la finance sur les marchés financiers et leur régulation. Nous devons faire la lumière sur la finance de l’ombre à travers une supervision et une régulation basées sur les principes de transparence et de responsabilité des institutions financières et de leurs produits. Pour cela, nous devons avant tout développer les missions, les ressources et la responsabilité des superviseurs.
Qui va payer la note de cette crise?
Les marchés financiers mondiaux viennent d’engendrer la crise la plus grave depuis la Grande Dépression. En réponse à cette crise, les chefs d’Etats et gouvernements du monde entier ont tenté de stabiliser l’économie et de protéger les emplois, et ce, avec l’argent des contribuables. Beaucoup de citoyens s’interrogent aujourd’hui, à juste titre, sur qui va, à la fin, payer la note. Les contribuables, qui ne sont pas responsables de cette crise, sont-ils les seuls à devoir en supporter le poids ?
Ce que nous voulons : Un contrôle démocratique sur la finance
Nous ne devons plus laisser les banques centrales et les groupes de pression de l’industrie décider seuls des règlements et des normes comptables. Les partenaires sociaux et les organisations de la société civile doivent pouvoir faire entendre clairement leur voix dans le processus décisionnel!
Au niveau européen, les syndicats et les organisations de la société civile doivent siéger au sein du comité européen du risque systémique, ainsi que dans les organes de surveillance européens. Les institutions internationales telles que le Conseil de stabilité financière (CSF) ou le FMI doivent accorder un
statut consultatif aux organisations de la société civile et aux syndicats. Le CSF et le FMI devraient publier leurs projets de rapports sur leur site internet afin de permettre les contributions et commentaires du public.
Pour signer cet appel: