Taxons les transactions financières! Stoppons la spéculation!

Instaurons une taxe sur les transactions financières pour une économie et des emplois durables !

À l’origine, la raison d’être des banques était de protéger les économies des particuliers et de prêter aux citoyens et aux entreprises, d’investir dans la création de valeur réelle dans une économie productive, et d’investir dans l’infrastructure sociale, les services sociaux, l’éducation et la formation. Le système banquier moderne n’a plus grand-chose à voir avec ce modèle, lui qui sert les intérêts restreints des cadres financiers et qui détruit des emplois et des entreprises à travers la plus importante crise financière depuis les années 1930.

De plus, comme ces banques sont devenues trop importantes pour qu’on puisse se permettre de les laisser faire faillite, leur survie dépend désormais du soutien public. Pourtant, elles ne se sont pas remises à prêter aux citoyens et aux entreprises pour que l’économie reprenne. Le système financier doit être réformé pour revenir à des bases saines, celles du soutien aux clients et aux entreprises réels.

Selon John Monks, Secrétaire général de la CES : « Le scandale des primes bancaires n’est que le sommet de l’iceberg. Les gouvernements et les banques centrales doivent aujourd’hui s’assurer d’urgence que les banques utilisent l’aide qui leur a été accordée pour soutenir les emplois et l’investissement ».

NOUS DEMANDONS: La mise en place d'une taxe sur les transactions financières.

En réponse à la crise actuelle, les gouvernements du monde entier ont protégé et stabilisé leurs économies et l’emploi à l’aide de l’argent des contribuables. Beaucoup de citoyens s’interrogent : qui va payer l’addition ? Les contribuables vont-ils être les seuls à devoir subir les conséquences de la crise ? Ou bien allons-nous exiger des marchés financiers et des banques d’investissements de payer pour leur
crise ? Taxer le secteur financier serait non seulement plus juste, mais permettrait également d’augmenter les revenus des gouvernements, qui ont besoin de cet argent pour combattre l’exclusion et pour bâtir des sociétés plus justes et plus saines. En taxant les comportements spéculatifs, qui ne sont
d’aucune utilité pour la société, la taxe sur les transactions financières favorisera des investissements de long terme, dont nos sociétés ont besoin aujourd’hui dans leur conversion
vers une économie verte. Ces revenus pourraient également financer les investissements publics de long terme, pour le développement mondial et la lutte contre le changement climatique. Sans ces politiques, il n’y aura pas de progrès dans la solidarité à l’échelle mondiale.